Un père fut averti par des devins que son fils serait soit un grand guerrier, soit un sage. Si l’enfant choisissait le chemin du sage, il quitterait tôt la maison familiale.
Il l’éleva donc en guerrier dans l’enceinte de la maison familiale, en le préservant de toutes les difficultés et toutes les souffrances, protégé par les murs de sa maison, l’enfant mena son existence dans l’insouciance des plaisirs.
Le fils découvrit la souffrance en faisant quatre rencontres qui changèrent sa vie : il croisa un vieillard, un homme malade, un cadavre que l’on menait au bûcher et un ermite qui lui montra une voie possible vers la sagesse.
Il quitta alors la maison familiale et partit sur son chemin de vie.

Cette légende est celle de Bouddha. Elle me fait beaucoup réfléchir en ce moment d’abord par ce que je vis dans ma vie privée et ensuite parce que je souhaite créer une fondation dédiée à l’enfance.
Je cherche donc des outils pour accompagner au mieux les enfants, me forme à certains de ces outils.
J’ai élevé, élève mes enfants conformément à mes choix de vie, de pensée.
La question que je me pose aujourd’hui est : « Jusqu’où peut-on aller dans l’accompagnement des enfants ? ».
A-t-on le droit d’influencer nos enfants avec nos choix de vie qui passent aussi bien par l’alimentation que la pratique religieuse, l’activité sportive que la culture ?
J’entends bien qu’un enfant, tout comme nous, doit suivre certaines règles pour bien vivre en famille comme en société mais à vouloir vivre autrement, à trop vouloir changer les choses, doit-on imposer, tout compte fait, notre point de vue à nos enfants ? Pouvons-nous croire que notre point de vue sur la vie pourra les protéger ?
Nous pouvons leur expliquer, présenter ce qui nous passionne, nous fait vibrer mais en sera-t-il de même pour eux ?
Une passion qu’elle soit idéologique ou spirituelle ne devrait pas être imposée aux enfants et transformée en « éducation »…

mandala

A father was warned by diviners that his son would be a great warrioror a wise man. If the child chooses way of the wise, he would leave the family home earlier.

So he raised him as a warrior within the walls of the family home, preserving all the difficulties and sufferings, protected by the walls of his house, the child took his life in the carelessness of pleasures.

The son discovered the suffering by four meetings that changed his life: he met an old man, a sick man, a dead body that we were conducting to the stake and a hermit who showed him a possible way to wisdom.

He left home and went on his life path.

This legend is that of Buddha. It makes me think now first by what I live in my private life and then because I want to create a foundation dedicated to children.

I seek tools to provide the best support children, I learn some of these tools.

I raised, raise my children according to my life choices, thought.

The question today is: « How far can we go in supporting children? « .

Is it has the right to influence our children with our life choices that pass through diet as well as religious practice, sports culture?

I understand that a child, like us, must follow certain rules to live well in family as in society, but to want to live differently, trying too hard to change things, should we impose our point of view to our children? Can we believe that our point of view on life will protect them?

We can explain to them, submit what interests us, makes us vibrate but will it be the same for them?

A passion that it be ideological or spiritual should not be imposed on the children and turned into « education »…