fils et pèreDans son livre « Souvenirs de Menie Grégoire », Jean-Baptiste Bergès rapporte une réflexion de Menie sur les hommes :

« J’ai reçu récemment une lettre d’une jeune femme me disant : les femmes d’aujourd’hui ne sont plus des féministes acharnées, et pour cause ! Elles n’ont plus peur ! Elles choisissent d’avoir ou non des enfants, elles font carrière, elles gagnent de l’argent, elles s’assument. Bravo ! Mais elles sont seules. Comme il est difficile pour elles de trouver l’homme qui sera à la hauteur. Car si la femme a évolué, l’homme, lui, ne trouve plus sa place ! Menie, il faut reprendre le micro ! Mais pour les hommes cette fois […]. Aujourd’hui j’ai remarqué que c’est plus compliqué d’être un homme que d’être une femme ».

Maman de 2 garçons, mariée à un Monsieur Mari encore plus féministe que moi, sœur de 4 frangins, je suis d’accord avec elle.

Alors quand, grâce à ce même Jean-Baptiste, je découvre le créateur d’Ebookids et via son site Many Men et Je suis papa, ben j’ai envie d’écouter Menie et de faire bien plus. J’ai envie de parler de ces hommes, de ces papas qui se font une place.

J’ai souvent pensé et dit que si nous élevions les garçons comme on élève les filles et inversement, l’équilibre serait à nouveau créé.

Je m’explique :

* Laisser les garçons pleurer quand ils tombent et consolez-les, ils sauront adultes accueillir leurs émotions et celles de leur entourage ;

* Aider les filles à se relever lorsqu’elles tombent et à se soigner, elles sauront adultes faire face aux aléas parfois difficiles de la vie ;

* En ne laissant pas vos fils participer aux tâches ménagères, votre message est clair : « laisse tu n’en es pas capable, je vais le faire à ta place ». Et afin de retrouver leur dignité ces mêmes garçons deviennent des machos adultes ;

* En ne laissant pas vos filles jouer au foot, donc se faire mal, en cultivant chez elles le mythe du prince charmant, vous en ferez des femmes dépendantes émotionnellement des hommes, incapables de s’occuper d’elles et de leurs enfants.

Avec un de mes frères, nous avons partagé tous nos jeux : cow boy et indien, fabrication de la garde-robe de poupées, foot, poterie, etc… Il n’y a jamais eu de tabous ni de ce sont des jeux de filles, ce sont des jeux de garçons.

Notre mère nous a laissés faire voire même encouragés. Et pour cela merci car devenu adultes, il a su merveilleusement s’occuper de son enfant, le peu d’années qu’il l’a connu, et j’ai pu élever seule fils aîné.

Alors oui Menie, il faut que les hommes retrouvent leur place, leur « masculin sacré » et cela passera par l’éducation que vous, Mesdames, donnerez à vos enfants et cela passera également par vous, Mesdames, qui réapprendrez à faire revivre votre « féminin sacré ». Et puis surtout, Mesdames, accueillez-les ces nouveaux hommes, accueillez-les.