Comme je vous l’avais annoncé le mois dernier, l’équipe des carnets s’étoffe d’un 3ème chroniqueur, le seul Monsieur, Didier Celiset.

C’est au fil de nos conversations via commentaires, que l’idée d’échanger à travers des carnets épistolaires est née. Quel plaisir ! J’aime l’élégance de ces échanges.

Didier, comme vous le découvrirez à travers sa présentation, a toute sa place dans l’équipe. Il apporte par ailleurs la rigueur dont j’ai bien souvent besoin.

Je lui laisse la plume et je vous laisse le plaisir de faire sa connaissance :

didier celisetLa vie est singulière avec ces rencontres parfois si bien assorties au hasard. Mais le hasard ne fait-il pas la route avec un parcours programmé ? A vrai dire, toutes les réponses sont possibles face aux interrogations existentialistes. Et l’ouverture d’esprit me semble être la première forme de tolérance.
Un soir, j’ai laissé quelques mots s’insinuer dans Les carnets de Mademoiselle. Je rencontrais d’autres mots qui m’accueillaient avec une belle âme. Et l’idée d’échanges épistolaires est venue sceller la communion des mots.
Cultivant l’humilité et réfutant toute certitude, j’aimerais vous présenter la facette humaniste de ma personnalité. C’est dans mon tempérament d’être un observateur de la nature humaine, d’en cerner les valeurs et les dérives mais aussi de sonder les parois qui abritent nos comportements.

Accroché à une quête de progrès intérieur, j’ai parcouru des ouvrages qui traitaient de psychologie, d’ésotérisme. J’ai savouré ces abondantes lectures. Je disposais alors d’une palette d’outils pour me défendre face aux projectiles pernicieux de la société. Je me suis également forgé une idée de la spiritualité, considérant la pensée comme un levier, un appui, comme une entité me permettant de construire ma vie différemment.
Je suis devenu expert en numérologie. Quelle belle révélation, cette possibilité d’écarter les rideaux de la réalité afin de puiser dans cette base de données qui détermine les grandes lignes de notre vie ! J’avais envie de partager mes connaissances, d’être au contact du désarroi.
Durant quelques années, j’ai tenté de guider, d’orienter des personnes désemparées.
L’écriture reste mon indispensable bagage. J’ai repris le chemin d’une écriture exigeante tout en fortifiant mon chemin intérieur. J’ai publié à compte d’auteur ma biographie puis une douzaine de romans. J’ai fini par jouer avec les mots en arpentant l’écriture théâtrale.

Parallèlement à mes activités, j’anime un atelier d’écriture autobiographique, étant viscéralement attaché à la transmission du vécu. Et j’aime cette trajectoire de la mémoire à l’émotion avec ces mots sculptés dans la sincérité.

Didier Celiset
http://latentationdecrire.com/