L’évolution de l’être humain passe par l’éducation. Cela est indéniable. Seulement par éducation nous ne devons pas seulement entendre scolarisation. La scolarité n’est qu’une partie infime de l’éducation. Ce n’est pas à l’école de transmettre les valeurs morales, familiales, de coeur, … mais bel et bien aux parents.

Mais en quoi consiste l’éducation des enfants, qui en est le garant ?

Rappelons d’ores et déjà que l’administration s’octroie l’éducation de nos enfants en nommant l’ensemble des écoles (de la maternelle à l’université) Éducation Nationale, avec majuscules s’il vous plaît. Pourtant, la loi est très claire à ce sujet, l’école n’est pas obligatoire, la scolarité oui et elle incombe aux parents puisque selon le principe 7 de la déclaration des droits de l’enfant : L’intérêt supérieur de l’enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de son éducation et de son orientation ; cette responsabilité incombe en priorité à ses parents. Faisons preuve de discernement et comprenons, acceptons que l’éducation nous incombe à nous parents, et non à une administration quelconque. Nous sommes, au regard de la loi, bel et bien responsables de l’éducation de nos enfants, et personne d’autre.

Il existe différentes définitions de l’éducation. Éduquer c’est conduire au dehors, détacher, éconduire, rendre autonome, aider à se structurer, c’est aussi donner les moyens pour assumer à sa façon. L’éducateur, le parent, peut être comparé au jardinier, il crée les conditions pour que la plante pousse seule (En anglais, on emploie to raise pour élever, éduquer, tirer vers le haut. Intéressant n’est-ce pas ?). Il doit fournir les moyens à la plante pour qu’elle se développe, il doit donc connaître le terrain pour pouvoir favoriser le développement convenable de la plante. Selon Léon Denis « la finalité de l’éducation c’est d’apprendre à se gouverner, à se conduire en être raisonnable et conscient ; c’est d’entrer dans la vie, armé non seulement pour la lutte matérielle, mais surtout pour la lutte morale et d’éclairer sur ses devoirs et sur sa destinée. »

On parle là d’éducation morale, non pas celle qu’on trouve dans les livres, mais celle qui consiste dans l’art de former les caractères, celle qui donne des habitudes : car l’éducation, c’est avant tout cela, l’ensemble des habitudes, saines et utiles pour l’être humain et son évolution, acquises notamment au cours des premières années.

Parmi les taches de l’éducation, on peut placer au dessus de tout l’ordre, la prévoyance et le respect qu’il faut s’attacher à développer, afin de préparer l’homme à surmonter les mauvais jours qu’il rencontrera sur sa route. Quand cette éducation-là sera connue, comprise et pratiquée, l’homme apportera dans le monde des habitudes d’ordre et de prévoyance pour lui-même et les siens, de respect pour ce qui est respectable, ces saines habitudes lui permettront de traverser moins péniblement les mauvais jours inévitables. L’homme éduqué sera plus fort moralement et dans les mauvais moments, il ne succombera pas à ses faiblesses, qui peuvent le conduire à la délinquance, à la drogue, à l’alcool, comme nous le voyons souvent aujourd’hui.

C’est en cela que nous devons veiller à la bonne éducation de nos enfants et cela ne s’apprend pas dans les écoles ni à l’université mais bel et bien au sein des familles, en donnant le meilleur exemple qui soit, en remplaçant définitivement le mot éducation par le mot Amour et en admettant et reconnaissant une bonne fois pour toute que les enfants sont le reflet de leurs parents, et surtout, que leur éducation nous incombe et est notre responsabilité.

 

Claudia Rizet-Blancher
https://lesateliersdescarnets.wordpress.com/