On attribut souvent aux « riches » (J’entends par « riches » ceux qui ont un compte en banque bien fourni) la propreté, la politesse, l’instruction, l’élégance.

Mais à l’instar de la gentillesse voilà des habiletés, habitudes qui ne s’achètent pas mais s’acquièrent seulement si on le souhaite.

Il faut être bien snob pour croire et répandre que seul un « riche » a le droit d’être propre, poli, instruit et élégant… Et bien snob également de croire et répandre que si l’on est propre, poli, instruit et élégant c’est parce que l’on est forcément « riche ».

Alors parce que je suis propre, polie, instruite, élégante je suis forcément riche donc méprisable ? Inversement, si je ne roule pas sur l’or je n’ai pas le droit d’être propre, instruite, polie, élégante et suis donc aussi méprisable ?

Qui a dicté cette règle ? D’où vient cette croyance ? De la paresse qui ne veut faire aucun effort ? Ou de la vanité qui veut s’attribuer tous les lauriers ?

Et si nous nous donnions le droit, la possibilité, la liberté d’être propre, poli, instruit, élégant sans que cela n’est aucun rapport avec notre compte en banque ? Cela changerait bien des aspects de notre société et serait une véritable révolution, vous ne croyez pas…

 

Claudia Rizet-Blancher
https://lesateliersdescarnets.wordpress.com/