David Rizet-BlancherNous sommes très nombreux aujourd’hui dans le monde à faire des choses pour protéger notre si belle planète et la Nouvelle-Calédonie, dont je suis originaire, ne fait pas exception. Il y a ici aussi des hommes et des femmes qui font leur part chacun de leur côté, à leur échelle et en fonction de leurs possibilités et de leurs connaissances. Il est aujourd’hui important de parler de toutes ces initiatives afin d’éveiller la conscience collective au fait que les changements sont engagés et qu’un très grand nombre d’entre nous y participe.

Il y a plus de 10 ans, alors que je travaillais sur un projet international de construction d’une usine hydrométallurgique, j’ai eu ma première prise de conscience : l’ingénieur environnement m’avait dit « Si tu veux encore plonger dans la région, c’est maintenant ». Sous-entendu qu’après il ne serait plus possible de le faire car ce serait pollué. Cette révélation a été pour moi un tel électrochoc que j’ai démissionné ne souhaitant pas cautionner une industrie qui allait détruire mon pays.

Ce fut le point de départ de prises de conscience les unes à la suite des autres. Vivant en Australie à l’époque, nous avions déjà été sensibilisés au tri sélectif qui a pris alors un peu plus de sens. Par la suite, nous sommes partis en Suisse où j’ai pu me rapprocher de la terre et retrouver ce lien que j’avais connu enfant avec mes grands-parents et mes parents. Produire moi-même ma nourriture, dans mon jardin, et faire des confitures avec des fraises sauvages furent mon retour à la Terre.

Le premier véritable changement dans cette nouvelle façon de vivre a tout d’abord été au niveau de l’alimentation en changeant notre consommation et en privilégiant les produits bio. Le gluten a notamment été réduit voire éliminé pendant un certain temps de notre alimentation car nous nous sommes rendus compte de son impact sur notre santé et de sa présence dans la plupart des produits industriels. Encore aujourd’hui, le gluten reste très limité dans notre alimentation. Puis, l’usage des produits ménagers industriels a été banni également au bénéfice de recettes de grands-mères.

Ma femme m’a beaucoup inspiré en me parlant de ce que faisaient ses grands-parents, ce qui m’a rappelé ce que faisait mon grand-père en cultivant son potager où tout poussait ou encore en recyclant de vieux objets pour leur donner une seconde vie.

Aujourd’hui, je souhaite pouvoir apporter ma pierre à l’édifice en regroupant sur une même plateforme toutes les initiatives afin de promouvoir ce qu’il se fait et ce qu’il est possible de faire pour contribuer à la protection de l’environnement plus particulièrement en Nouvelle-Calédonie, mon pays. Là où à l’époque de ma première prise de conscience, j’avais non seulement quitté un poste très bien rémunéré, j’avais failli également abandonner mon métier, ingénieur en maintenance industrielle, j’ai décidé aujourd’hui justement d’agir grâce à ce métier, au coeur des industries.

A l’instar de ce que disait Einstein, puisque je sais, je me dois d’agir.

 

David Rizet-Blancher
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