Comment ne pas être triste, comment ne pas réagir, ne pas crier sa douleur, son désarroi ? Peu de mots devant l’horreur.

Et surtout comment ne pas faire le parallèle entre ce qu’il se passe aujourd’hui et la 2ème guerre mondiale ?

En 1934, on entendait : « Ce sont des juifs, ils ont de l’argent, ils peuvent s’en sortir, qu’ils restent chez eux et se battent au lieu de fuir, ce n’est pas notre guerre, chassons-les avant que les allemands ne viennent chez nous ». En 2016, on entend : « Ce sont des musulmans, ils ont des téléphones portables hors de prix, ils peuvent donc s’en sortir, qu’ils restent chez eux et se battent au lieu de fuir, chassons-les avant que les islamistes ne viennent chez nous ».

Et que ferons-nous, que dirons-nous lorsque l’on parlera de génocide dans quelques années ? Comment ferons-nous pour regarder nos enfants, leurs enfants dans les yeux ? Comment oserons-nous dire que nous ne savions pas alors que les technologies de communication, de transmission de l’information sont pratiquement à leur apogée ? Comment osons-nous laisser l’histoire se répéter…

 

Claudia Rizet-Blancher
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