En Russie, on dit que les parents qui accueillent au sein de leur famille des enfants handicapés, souffrants ont été choisis pour leur capacité à leur apprendre à sourire à la vie.

 

Orianne est née le 10 décembre 2007 à Pau. C’est une grande prématurée comme disent les médecins. Sa maman n’en était qu’à sa 27ème semaine de grossesse.

Au même moment, au Sri Lanka, Séraphin, moine orthodoxe, fut averti dans un rêve qu’il devait se rendre en France, à Lourdes, pour sauver une enfant qui venait de naître.

C’est ainsi que commence l’histoire d’Orianne….

Orianne est donc née grand prématuré à l’hôpital de Pau. Toute la famille vit à Ayzac- Ost à l’époque, près de Lourdes. Trois frères, Julien, Corentin, Peter, une sœur, Elodie, l’ont déjà devancée auprès de leur maman, Nathalie.

Nathalie a la foi chevillée au corps, foi qu’elle a transmise à ses enfants, comme un don, comme sa mère l’avait fait pour elle. Elle a été assistante maternelle et a accompagné durant de longues années une personne âgée handicapée. Donc les enfants, le handicap elle connaît, et la souffrance aussi.

De son côté, Séraphin a pris la route. A pieds. Il part de Sri Lanka et se dirige vers Lourdes. Il y arrivera, malade, épuisé, amaigri, à bout de forces et sera accueilli et soigné par un ami de la maman d’Orianne à qui il soufflera : « Je suis là pour une petite fille que vous connaissez. Je suis là pour la sauver ».

Orianne de son côté vient de faire un AVC. Après un IRM, le bilan est lourd et les médecins sans espoir. Ils annoncent le pire : Orianne vivra dans un état végétatif, si elle vit.

Séraphin par la grâce de la prière et de la bénédiction prend les petits doudous de l’enfant dans ses mains et demandent à ce qu’ils soient régulièrement mis sur l’enfant pendant la semaine qui vient. Les doudous d’Orianne sont emplis du parfum des roses à jamais. Au bout d’une semaine, Orianne est toujours en vie. Le miracle a opéré.

Quelque temps plus tard, Nathalie et sa maman emmènent Orianne à Lourdes pour prier et la remettre entre les mains de Marie. Une messe a lieu au même moment. Un prêtre, qui assistait à cette messe, sort et se dirigent vers elles, puis se saisissant du landau d’Orianne leur demande de le suivre à l’intérieur. Orianne sera bénite au cours de cette messe.

Si vous connaissez Lourdes, si vous y travaillez, si vous y allez souvent, vous savez et même avez peut-être vécu un de ces moments mystiques et forts que parfois on n’ose pas raconter, par pudeur.

Ne me demandez pas comment j’ai rencontré Nathalie, la maman d’Orianne. Dieu sait ouvrir des chemins là où il n’y en a pas dit-on et ce fut le cas. Je la suis depuis la création de l’association « Un sourire pour Orianne ». J’ai été touchée par l’histoire, le sourire perpétuel de cette enfant, qui va bientôt avoir 8 ans, l’âge de Loulou.

Les souvenirs remontent depuis cette rencontre, les évidences, les acceptations se font.

Les sourires, l’humour de mon cousin Alain, atteint lui aussi de leucomalacie périventriculaire, sont gravés en moi, les taquineries de ma grand-mère, les fous rires et les chansons de sa maman, Tata Marinette, mais aussi leurs soins et l’amour qu’elles lui prodiguaient devant moi m’ont à jamais emplis d’admiration. Le respect qu’elles avaient pour lui et ses émotions étaient une grande leçon à chaque fois renouvelée lorsque nous passions nos vacances ensemble.

L’histoire d’une de mes arrière-grand-mères paternelles, qui avait été auprès d’Edith Piaf petite et avait donc participé au cercle de prières alors que l’enfant devenait aveugle. Edith Piaf fut remise aux mains de Sainte Thérèse de Lisieux et guérie.

Et cette autre aïeule, médium, qui avait remis son don dans le cœur d’une de ses petites-filles en lui prophétisant que son don à travers elle et ses enfants ne mourrait jamais…

En découvrant que la foi était un don déposé dans le cœur de Nathalie et ses enfants, j’ai découvert tous les trésors qu’il y avait dans le mien…

Nous sommes tous reliés les uns aux autres, tous unis, nous faisons tous partis du même cœur. Certaines histoires nous le rappellent.

photo de famille

Aujourd’hui, Nathalie et ses enfants, comme de nombreuses familles dans leur cas, ont créé une association afin de pouvoir financer tout le matériel dont a besoin Orianne pour vivre à peu près confortablement mais aussi apporter de l’aide financière, du soutien aux autres familles. « Un sourire pour Orianne » est d’ailleurs la seule association à ce jour de leur région.

Il faut savoir, comme l’a rappelé dernièrement Églantine Éméyé, que l’État Français préfère envoyer ses concitoyens handicapés en Belgique plutôt que de créer des centres de soins et d’accueils sur son propre territoire. Les soins, le matériel, etc… sont donc en grande partie à la charge des familles qui font preuve d’ingéniosité et de beaucoup de débrouillardise pour y arriver.

Nathalie et ses enfants se sont retroussés les manches et non seulement ont tout appris seul pour créer leur association mais aujourd’hui arrivent à trouver des sociétés qui pourront peut-être leur apporter l’aide financière dont ils ont tant besoin, ainsi que toutes les autres familles de leur région dans le même cas qu’eux.

L’association participe actuellement à une opération lancée par la Fédération des Jeux : l’atelier des rêves. Vous pouvez d’ores et déjà apporter votre soutien tout simplement en cliquant sur la page de l’association. L’argent récolté permettra dans un premier temps de fournir un véhicule pour le transport d’Orianne à l’école, à ses soins et aux manifestions auxquelles participe l’association. Un petit clic qui ne vous coûtera rien mais qui vaut tout l’or du monde pour « Un sourire pour Orianne » : L’atelier des rêves.

L’association fait par ailleurs actuellement un appel aux dons sur Leetchi.com, pour le financement du véhicule. Votre don, même s’il n’est que de 1 euro, permettra le financement du véhicule. Sachez également que plus vous serez nombreux à participer en faisant un don, en partageant, en commentant, plus l’association aura de chance de pouvoir à nouveau participer à un concours lancé par Leetchi.com afin d’obtenir une semaine de publicité gratuite sur tous leurs supports.

Dans les semaines à venir, l’association va faire évoluer son site internet, sa page facebook. Elle a également mis en place, grâce à Initiatives.fr, une vente de fleurs dont 30% des ventes iront à l’association.

L’association a besoin aujourd’hui de bénévoles dans la communication, dans le droit, dans l’évènementiel, dans la création, etc… Elle a besoin d’être parrainée, soutenue par le plus grand nombre.

Alors si vous avez du temps, si vous êtes disponible, si vous pensez que vous pouvez dans votre domaine soutenir l’association, Nathalie et ses enfants, je vous invite à faire leur connaissance en vous rendant sur leur page facebook et surtout à parler d’eux.