Divaldo Franco, médium brésilien bien connu des spirites, est un infatigable voyageur. Il parcourt le monde et donne des conférences aussi bien en Europe qu’en Amérique et sur des thèmes très variés. On peut trouver sur internet ses conférences. Dans un de ses récits, il nous parle des bienfaits d’une bonne action. Le voici retranscris dans les quelques lignes suivantes.

 

«Je connais une histoire qui peut démontrer les bienfaits d’une bonne action. C’est une histoire vraie. Un professeur américain enseignait dans une école rurale. À proximité, il y avait un village. Son école était pratiquement dans la campagne. Il y avait une fillette blonde aux yeux bleus, sale et négligée, les cheveux tressés, rarement coiffés. Elle allait à l’école avec des chaussures abîmées et des vêtements déchirés. La maîtresse avait pour elle une tendresse particulière, principalement parce qu’elle était si sale. Un jour, au village, cette dernière vit dans une vitrine, une robe bleue en tulle avec des paillettes. Quand elle vit la robe, elle imagina la petite fillette blonde vêtue avec. Bien qu’elle gagnait peu – aux États Unis aussi, les professeurs ont un salaire modeste, c’est le karma des professeurs – elle acheta la robe. Lorsqu’elle arriva en cours le jour suivant, elle appela la fillette et lui dit :
– Bien, j’ai acheté cette robe pour que tu la mettes, mais dis à ta maman de te donner un bain pour que la robe soit belle sur toi.
La fillette était heureuse. Arrivée à la maison, elle la remit à sa mère. Sa mère regarda la robe et dit :
– Ah non, je ne vais pas te donner seulement un bain, je vais te faire une beauté.
Elle prit un gant de crin parce qu’elle n’avait pas d’éponge, et lui frotta les pieds et les mains. La fillette brillait ! Elle lui lava les cheveux avec du shampoing, ensuite elle les lui brossa et lui fit deux tresses. Elle se procura un ruban bleu et lui mit deux nœuds, puis elle habilla la petite avec la robe bleue en tulle. On aurait dit une poupée. Quand la mère la vit habillée, elle fut éblouie. La fillette sortit chaussée de ses claquettes. Son père lui dit alors :
– Non, pas ces claquettes ! Je vais à la boutique.
Et il lui acheta des chaussures fermées bleues… Quand la fille arriva à l’école, elle provoqua la stupéfaction. C’était une déesse, un ange. Tous étaient contents, le jour suivant, quand elle remit cette même robe pour aller à l’école son père était fier. Il l’emmena jusqu’à la porte de leur misérable demeure, pour que tout le monde sache que c’était sa fille. La fillette sortie, il entra dans sa chambre et il dit :
– Voyons je vais faire un petit lit pour ma fille, car finalement elle dort à même le sol !
Il lui fit un lit. Il était tellement joli que lorsque la petite s’allongea sur le matelas en crin et paille, le père fut très content et dit :
– Ah, mais elle est tellement vétuste ta petite chambre, je vais la rafraîchir.
Alors il colmata, nettoya le sol, reboucha avec quelques cailloux. Ce devint une chambre de poupée pour la fillette avec la robe bleue ! Alors, tout devint clair, le samedi, la mère lava la robe et le lundi, la fillette alla à l’école en robe bleue. Le père dit :
– Notre fille est tellement fantastique que je vais faire quelque chose dans la salle à manger, elle est tellement délabrée.
Après ce fut dans la cuisine puis dans la salle de bains (c’était un seau avec un trou, ce n’était pas à proprement parler une salle de bains). Il rénova la maison, le salon et même l’entrée. Il construisit un perron à l’entrée qui la mit en évidence dans le village misérable. Il était tellement fier, sa femme et la petite avec, qu’il se dit :
– Je vais faire un jardin.
Alors il planta des fleurs, des dahlias, des roses. Il se dit :
– Je vais faire un verger dans le jardin et planter un arbre pour l’ombre.
Le voisin vit ceci et il se dit :
– Pour qui se prend-il, il pense qu’il a gagné au loto. Je vais améliorer aussi ma maison.
Et il le fit. Le voisin d’en face regarda et dit :
– Quoi ? Hé ! Je ne vais pas rester en reste !
Et il fit la même chose dans sa maison et l’autre voisin aussi. La rue devint un chef-d’œuvre. Un jour, le secrétaire de l’urbanisme des œuvres publiques passa par là, par hasard. Quand il vit tout ceci, il courut voir le maire et dit :
– Monsieur le maire ! Dans telle rue, les égouts sont à ciel ouvert, mais tu dois venir voir les maisons : les unes ravalées, les autres peintes en jaune, d’autres en rouge, trop mignon ! As-tu déjà imaginé combien de votes tu pourrais obtenir là-bas ? Demande à cacher les égouts.
Le maire demanda immédiatement combien de personnes y habitaient et il fit cacher les égouts. Il fit même construire des trottoirs. Dans un autre quartier, lorsque les habitants apprirent ceci, ils dirent :
– Mais qu’est-ce qu’ils croient ? Que nous sommes oubliés de Dieu ?
Alors ils améliorèrent leur environnement et la ville fut améliorée. Le village fut promu avec un nouveau cycle pour la collectivité. Tout ceci grâce à la robe de la fillette.

Alors nous devons commencer. Une personne commence et attire l’attention, une autre l’imite. C’est une phrase de Gandhi : « Si un seul homme atteignait la qualité la plus élevée de l’amour, cela serait suffisant pour neutraliser la haine de millions d’autres ».

Jésus a atteint l’excellente qualité d’amour et a libéré l’humanité de l’ignorance. Gandhi a atteint la qualité la plus excellente de l’amour et a libéré 800 millions d’indiens et de pakistanais du joug de l’empire britannique. Alors si nous atteignons une certaine qualité d’amour, il est clair que nous allons changer le monde parce que nous changerons à l’intérieur de nous…

 

source : http://www.cslak.fr/