Avez-vous fait, faites-vous partie de cette cohorte de parents à s’être retrouvés à devoir inventer des histoires ou de nouvelles fins aux histoires pour plaire à vos petits d’hommes ?

Vous je ne sais pas mais moi si. J’ai même réussi à rendre un dictionnaire magique et fascinant ! C’était le seul livre que j’avais à l’époque à la maison (fin pauvre moi), comme quoi nous ne manquons pas de créativité quand il le faut.

Je me souviens de l’époque où Fils Aîné ne voulait pas déroger à son rituel du soir : la pause lecture. Briffée par l’Ôncien qui à l’époque m’avait dit : « Ce n’est pas la quantité du temps que tu passeras avec tes enfants qui comptent mais la qualité », j’avais mis en place cette routine assez facilement puisque Fils Aîné était déjà un amoureux des mots. Normal quand on a commencé à parler à 9 mois. Après Papa et Maman (classique), son 3ème mot fut gâteau puis il se délecta pendant au moins 2 semaines du mot hélicoptère. Tout était déjà gravé dans le marbre : bientôt 25 printemps, Gourmand/Gourmet/Cuisinier amateur/Étudiant en didactique (Ouais je sais, ça l’fait). Comme quoi tout se joue bien avant 6 ans.

Avec Loulou, c’est différent : tout passe par la tablette (J’ai remis la compresse 16 ans après, comme la mère de Vic dans la Boum) ! Autre temps, autres mœurs. Les livres, il les veut différents tous les soirs, adore inventer de nouvelles variantes à une même histoire, se régale en nous écoutant abréger un conte ou le raconter n’importe comment (Comme ça il peut nous gronder gentiment : Mais tu dis n’importe quoi, c’est pas ça l’histoire, euh !), aime les images, faire tourner les pages avec son doigt sur l’écran tactile, écrit même parfois lui-même ses propres contes pour s’endormir (enfin on tient bien souvent le stylo et il dicte… Feignasse va !). Et puis surtout ce qui a profondément changé depuis la venue de Loulou c’est que nous sommes toujours entre 2 valises. Alors les livres, difficile de les transporter tous (Même si j’ai toujours une valise dédiée à leur transport unique).

Après m’être ruinée auprès des grands éditeurs/vendeurs d’ebooks pour la jeunesse, j’ai découvert eBookids. J’en rêvais, Damien Stevens l’a fait !

Damien Stevens est le papa de deux enfants et fait partie de la génération de ses Bonshommes qui donnent le bain, lisent les histoires, changent les couches, choisissent même la marque des dites couches, etc… J’ai le même à la maison… Tous les soirs, ses deux bouts d’choux lui demandaient « Papa, tu viens me lire une histoire ? » Et un soir, il a eu une idée : créer une vraie bibliothèque numérique regroupant plein d’histoires pour enfants ! Et ça c’était une idée qu’elle est bonne, comme dirait Monsieur Mari.

eBookids c’est tous les jours, dans 3 langues différentes (Français, anglais, espagnol. Rien de tel pour découvrir les langues étrangères) :

– des histoires du soir avec des fées, des princesses, des monstres, la première dent perdue, le premier voyage en avion, etc…
– des chiffres, des lettres, des langues étrangères, de la géographie, …
– des histoires qui essaient d’être en lien avec l’actualité pour expliquer simplement les choses aux plus petits comme la grève des taxis, le tour de France, le 14 juillet, la COP 21, …
– mais aussi et surtout des histoires écrites par des parents, des grands-parents, des professionnels de l’éducation (Ils rencontrent un succès réel auprès du personnel éducatif notamment canadien) illustrées bien souvent par les équipes d’Ebookids.

De nombreuses histoires sont en audio pour que les enfants écoutent eux-mêmes l’histoire avant de s’endormir (à mon sens la meilleure technique pour apprendre à lire en toute autonomie). Ces livres audio sont également élaborés pour les enfants malvoyants. C’est un choix qu’eBookids a décidé de suivre pour que le site et la culture soient accessible à tous les enfants. Une partie des livres est également disponible en vidéo sur la chaîne YouTube. La société pense même à mettre en ligne de petits dessins animés…

A la maison, pratiquant l’instruction en famille et étant globe-trotters, eBookids est devenu un des outils pédagogiques que nous utilisons le plus régulièrement. Et sincèrement nous ne sommes pas déçus. Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les humeurs et toutes les couleurs, et étant bilingues, nous apprécions de pouvoir les lire dans la langue de Molière et celle de Shakespear. Je sens bientôt que Loulou va me demander un de ces jours d’envoyer ses histoires avec ses dessins. Faut dire qu’on a pas mal de storyboards actuellement…. Et puis, après nous avoir demandé de créer sa chaîne TV sur YouTube, cela ne m’étonnerait pas…. Autre temps, autres mœurs, je vous disais.

Pour conclure, un petit mot sur les équipes qui entourent Damien Stevens dans cette belle aventure, composées d’auteurs et d’illustrateurs. Ils se définissent comme des jeunes ayant de l’ambition, passionnés par leurs métiers et souhaitant transmettre aux enfants grâce à leurs propres styles, très différents mais adaptés à tous les enfants. Ils auraient aimé eux-mêmes avoir accès à ce type de site quand ils étaient petits. Alors ils espèrent que leur travail trouvera satisfaction dans les yeux et le cœur des petits d’hommes. Je crois qu’ils ont réussi… Et quand en plus on se rend compte que le service est gratuit, on sent et sait bien que le nouveau paradigme est enfin en marche.