Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! ». Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

 

La valeur ajoutée du nickel en Nouvelle-Calédonie représente environ 10% du PIB du Territoire. La part du nickel est donc très faible dans l’économie du pays. Toutefois, cela représente 90% à 95% des exportations. On a donc une économie vers l’extérieur qui est quasi exclusivement basée sur le nickel et qui apporte très peu de retombées à la Nouvelle-Calédonie.

L’exploitation du nickel n’est malheureusement pas une activité durable puisque les ressources s’amenuisent à chaque bateau qui quitte l’île. L’activité minière et industrielle n’est pas non plus sans conséquence pour l’environnement.

On peut donc se poser la question suivante : comment créer de la valeur ajoutée en Nouvelle-Calédonie ?

La réponse : faire de la Nouvelle-Calédonie un laboratoire géant, une vitrine ouverte sur le monde en termes de protection environnementale et d’innovation dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agro-écologie, l’habitat, etc… La Nouvelle-Calédonie pourrait se placer au centre de la culture océanienne en devenant un exemple du vivre ensemble au niveau mondial.
Tous ces travaux de recherche et de développement nécessiteraient la venue de scientifiques et d’experts. Qui ne rêverait-il pas de venir dans une île paradisiaque pour faire de la recherche ?

L’aspect cadre de vie étant réglé, reste l’aspect financier.

La recherche et développement est un secteur très porteur, d’autant plus qu’il s’agit de développement durable dont nous parlons et la Nouvelle-Calédonie aurait tout à gagner à devenir la nouvelle Silicon Valley dans ce domaine. Sa biodiversité, le classement de son lagon au patrimoine mondial de l’Unesco lui donnent toute légitimité. Ainsi, les retombées économiques et financières pourraient être suffisamment importantes pour payer les chercheurs et pour créer donc plus de valeur ajoutée. De quoi mettre le Pays à l’abri du besoin en étant autonome financièrement.

En parallèle, il s’agit aussi, bien évidemment, de protéger cette biodiversité et les cultures locales en limitant la production industrielle et en développant un tourisme vert et axé sur les cultures du Pays. La Nouvelle-Calédonie aurait tout à gagner en devenant LA destination éco-tourisme en Océanie et pourquoi pas au niveau mondial en devenant la référence dans ce domaine.
Tout est possible. Ce sont les petites initiatives en se regroupant qui pourront permettre d’atteindre ce niveau d’excellence et cette notoriété.

L’Océan est fait d’une multitude de goutte d’eau. Soyons l’une de ces gouttes.

 

David Rizet-Blancher
http://permalife-permavie.weebly.com/