Source Yannick Saurin

« Être thérapeute n’est pas une profession, mais un état d’esprit. Celui qui soigne avec les mains ou des remèdes, n’est pas différent de celui qui soigne avec des prières ou avec des paroles de confort. Parce que la cure n’est pas chez les soigneurs, mais elle est dans l’intime de ceux qui se permettent d’être soignés ou transformés par les réalités de la vie !

La cure est aussi un état d’esprit. Elle se manifeste au moment dans lequel l’être humain se permet de passer par le procédé de la maladie. Car quiconque renie ou rejette ne pourra expérimenter le soulagement. Et le soulagement vient pour ceux qui sont passés par les fortes douleurs de l’âme. Pour ceux qui nient passer par cela [la maladie, la souffrance], il reste l’angoisse d’une longue attente. Car tous, à quelque moment de l’humanité, souffrent des maladies.

Un thérapeute est comme le son d’un instrument qui marque sa présence à l’aube d’un nouveau jour, provoquant le réveil de ceux qui se croient endormis.

Devient nécessaire le développement de grandes vertus, comme l’humilité et l’abnégation, la persévérance et l’engagement ; et pour finir, est nécessaire la tolérance pour entendre pour la millième fois, le même problème, qui n’a pas encore été résolu.

Mais être thérapeute n’est pas seulement cela. C’est être en mouvement constant, en direction des cieux. C’est être les pieds sur terre pour avoir une plus grande stabilité devant les oscillations de ceux qui sont nécessiteux.

Ceux qui se mettent dans la condition de thérapeutes sont avant tout en train de se « thérapeutiser » prêts à apprendre avec ceux qui leur apportent leurs blessures et amertumes, expériences que personne n’oublie, même avec le temps qui passe. »

 

Claudia Rizet-Blancher
https://lesateliersdescarnets.wordpress.com/